VENT DU PORT est le bulletin de liaison de notre association ASPIC qui travaille depuis plus de 20 ans sur les relations transfrontalières entre la vallée du Salat et la vallée du Pallars Sobira. Au delà de l'organisations des traditionnelles Pujadas depuis 1988, nous avons entrepris de nouveaux chantiers à savoir des recherches sur les réseaux de renseignements des deux côtés des Pyrénées et sur l'exil des républicains espagnols par le Port de Salau, dès le mois de mai 1938. Deux expositions ont été réalisées en collaboration avec Ignasi Ros de l'Ecomuseu de les Valls d'Aneu et de Noemi Riudor doctorante en histoire à l'Université de Lleida qui prépare un mémoire sur "l'exil du Pallars a França".
ASPIC a réalisé et édité 20 numéros qui ont été numérisés et seront bientôt à la disposition des lecteurs pour retrouver des articles anciens sur la mémoire frontalière et transfrontalière de la Vallée du Salat.
dimanche 31 janvier 2010
jeudi 15 octobre 2009
pujada 2009
l'édition 2009 de la pujada au Port de Salau a été un succès malgré un temps exécrable. un froid hivernal, un brouillard à couper au couteau.....tout cela n'a pas entamé la détermination de quelques 300 personnes qui se sont réchauffées en chantant à plein poumons des chants à danser accompagnés par le bouilleurs de son de Pierre Rouch.
ce contexte humide a montré la nécessité de restaurer la bâtisse du Port de Salau autrefois appelée la Cantine afin d'y aménager des abris sans en dénaturer l'architecture.
un appel est lancé aux élus, au PNR. une pétition sera bientôt mise en ligne. sauvez la cantine du Port de Salau notre patrimoine transfrontalier.
le soir à Salau à Couladous, les chanteurs de Tolosa Cantera et de Set de Cant ont présenté leur répertoire polyphonique de chants pyrénéens et ce fût une belle soirée.
ce contexte humide a montré la nécessité de restaurer la bâtisse du Port de Salau autrefois appelée la Cantine afin d'y aménager des abris sans en dénaturer l'architecture.
un appel est lancé aux élus, au PNR. une pétition sera bientôt mise en ligne. sauvez la cantine du Port de Salau notre patrimoine transfrontalier.
le soir à Salau à Couladous, les chanteurs de Tolosa Cantera et de Set de Cant ont présenté leur répertoire polyphonique de chants pyrénéens et ce fût une belle soirée.
mardi 30 juin 2009
mardi 26 mai 2009
l'exil du Pallars vers le couserans
Réalisée par Noemi Riudor i Garcia, Ignasi Ros i Fontana avec la collaboration d'Annie Rieu-Mias, cette exposition présentée jusqu'au 10 juillet à la Médiathèque de Seix, présente un aspect peu connu de l'exil républicain espagnol dès 1938, un an avant la Retirada. Près de 1000 personnes ont franchi le Port de Salau, pour fuir les exactions franquistes. plusieurs panneaux retracent l'histoire des personnes que nous avons pu retrouver 71 ans après. au moment de cet épisode douloureux, la plupart étaient des enfants. Cet exode prendra plus d'ampleur dès février 1939, quand Barcelone tombe aux mains des troupes franquistes. La famille Mias de Barcelone prendra les chemins de l'exil et après des périgrinations par Lyon, Montpellier, elle arrive en Couserans. ils habiteront chez Mr Pujol à Couflens, ensuite à Soueix, puis à Capvert où Josefa Mias-Codina épousera Roger Rieu de Jacqueli. ils finiront leurs jours à Salau.
Libellés :
famille Mias Enric,
joana,
josefa,
Salau 1942
mercredi 10 décembre 2008
1939-2009 : 70 ANS APRES LA RETIRADA
TRACES ET EMPREINTES DES REPUBLICAINS ESPAGNOLS A TOULOUSE
TRACES ET EMPREINTES DES REPUBLICAINS ESPAGNOLS A TOULOUSE
MANIFESTATIONS DU 9 AU 14 FEVRIER 2009
MJC ROGUET
MJC ROGUET
9 rue Gascogne, 31 300 Toulouse, tel : 05 61 77 26 00
Métro St Cyprien
Organisées par l’Association Itinéraires Recherches Initiatives du Sud (IRIS)Métro St Cyprien
Dans les années qui suivirent l’exode de la République espagnole en 1939, plus de 15.000 Espagnols s’installèrent à Toulouse.
Ces réfugiés ont mis ici leur force de travail, leur créativité. Toulouse reste marquée par ce sceau particulièrement dans ce quartier St Cyprien où vont se tenir à la Maison des Jeunes de la Culture, ces manifestations.
Le Casal Catalá, l’Hôpital « Varsovia » aujourd’hui Joseph Ducuing en sont les signes les plus marquants.
La soif de culture de ces Espagnols s’est épanouie en France, donnant à Toulouse une coloration particulière. Cette exposition, les conférences, concerts, pièces de théâtre, spectacles, présentations de livres, illustrent cet apport des peuples d’Espagne.
L’association IRIS vous invite à cette semaine consacrée au rappel de cette mémoire.
PROGRAMME
Toutes les représentations auront lieu à la MJC-Roguet sauf indication contraire
Toutes les manifestations sont gratuites sauf les spectacles indiqués.
- Lundi 9 février :
* 18h30 : Vernissage des expositions en présence de Mme Martinel, Présidente de la MJC-Roguet, et de Progreso Marin, Président d’Iris.
« 1938 : L’Exil du Pallars en France » exposition réalisée et présentée par Noemi Riudor et Ignasi Ros de l’Ecomuseu de les Valls d’Aneu (Esterri d’Aneu).
« Dessins d’enfants de la guerre d’Espagne »
- Mardi 10 février :
*17h 30 : « La culture d’exil » : présentation de l’ouvrage suivie d’un diaporama sur l’Ateneo.
* 19h : Buffet.
* 20h30 : « La Retirada » conférence débat avec Jean-François Berdah (Maître de conférences en histoire, Université de Toulouse le Mirail).
- Mercredi 11 février :
*15h-18h: « Sensibilisation à la guerre d’Espagne et à la retirada », animation auprès des enfants fréquentant les ateliers de la MJC, avec Equidad Bares. Témoins.
* 20h30: « La République pourchassée : Exil et répression en France ». Conférence de Jordi Guixé du Memorial Democratic de la Generalitat de Catalunya.
- Jeudi 12 février :
* 18h : « Walter B. Cannon i l’Hospital Varsovia de Tolosa » conférence débat avec Alvar Martinez (professeur en histoire de la Médecine à l'Université autonome de Barcelone).
salle des Actes de l’hôpital Varsovie, 15 rue Varsovie. Toulouse.
* 20h 30 : Concert « El Comunero ».
Chants de la Guerre d‘Espagne recueillis par le petit fils d’un combattant de la guerre d’Espagne avec des accords modernes.
Entrée payante.
- Vendredi 13 février :
* 18h 30 : « Negras tormentas », un spectacle fabuleux avec des masques et des voix d’archives par la troupe : « Ceux qui ne marchent pas sur les fourmis ».
Cinéma Utopia de Tournefeuille. Entrée payante.
* 21h : « Le mur des oubliés » film de Joseph Gordillo, en présence du réalisateur.
Un petit fils sur les traces de son grand père fusillé et jeté dans une fosse dans le sud de l’Espagne.
Cinéma Utopia de Tournefeuille. Entrée payante.
Samedi 14 février
* 15h : « A mi abuelita » spectacle chanté et dansé de Sandra Diaz (durée 1h 15).
L’hommage d’une petite fille à sa grand-mère combattante de la révolution espagnole. Entrée payante 8 euros et 11 euros.
* 17h : Apéritif de clôture de la semaine de manifestations.
dimanche 17 août 2008
l'exil du Pallars dans le sud de la France

Un an avant la Retirada (entre avril et décembre 1938) des centaines de républicains espagnoles, soldats de l'armée régulière, populations civiles, fuient le régime franquiste et prennent le chemin de l'exil par les Ports des Pyrénées. Plus de 500 personnes transitent par le Port de Salau et notamment des familles d'Alos d'Isil (village frontalier avec Couflens-Salau). Femmes, enfants, vieux, sont concentrés dans des centres d'hébergement provisoires à Seix, où ils sont lavés, nourris, et vaccinés avant d'être envoyés par des trains dans des centres d'hébergement dans la France entière (Rodez, Caserne Gribeauval à Clermont-Ferrand) etc.. Cette exposition réalisée par l'Ecomusée des Valls d'Aneu par Noemi Riudor et Ignasi Ros, avec la participation d'Annie Rieu dresse les itinéraires des ces familles, à partir de documents d'archives, de témoignages directs, de photos. Elle sera inaugurée dimanche 24 août 2008 à Alos d'Isil, à 11h (dans l'ancienne école) avant de circuler dans l'Ariège et à Toulouse où plusieurs protagonistes se sont fixés après quelques années d'errance.
DISCOURS POUR L’INAUGURATION DE L’EXPOSITION SUR L’EXIL PALLARES DE 1938, Ecole d’Alos d’Isil 24 août 2008 (Par Annie Rieu)
Passer la frontière est aujourd’hui un acte courant et facile, il y a des routes, presque plus de frontières, peu ou pas de contrôles. Mais la frontière, ce sont aussi des montagnes et des chemins plus ou moins difficiles d’accés. Cela n’a pas empêché de tout temps les hommes et les femmes de les traverser. Ainsi, entre la vallée du Pallars et la vallée du Salat, les échanges ont été nombreux et facilités par le port de Salau par un chemin très accessible. Michel Chevalier, éminent géographe note qu’au siècle dernier le Port de Salau était un des Ports les plus fréquentés des Pyrénées, soit pour des raisons économiques : les échanges agro-pastoraux et les foires, soit pour des raisons vitales :trouver les denrées nécessaires à la subsistance avec le développement d’un petit braconnage de subsistance, etc... Il y a eu aussi des liens très forts entre les deux vallées lors de l’exploitation de la forêt de Bonabé de 1900-à 1925 environ, par la Société Matussière et Forest, etc….la liste pourrait s’allonger et ce pourrait être le sujet d’une prochaine exposition.
Il y a des périodes où passer la frontière n’est plus une nécessité économique, où une distraction, mais devient une urgence. C’est ce qui est arrivé à plusieurs familles d’Alos d’Isil et d’autres villages qui ont fui les exactions franquistes, laissant tout derrière elles, de la famille, des voisins, des troupeaux, des prés, des granges, durement acquis au cours des générations. Ces familles ont tout laissé avec l’espoir d’un retour, mais hélas les circonstances ont fait qu’elles ne sont jamais revenues définitivement dans leurs lieux de naissance, de vie. Après bien des périples, elles se sont fixées en Ariège, à Toulouse et reviennent aux périodes estivales pour retrouver leurs racines..
C’est ce que nous dit cette superbe exposition réalisée par deux précieuses personnes Ignasi Ros et Noemi Riudor, compétents et passionnés et c’est cette passion commune qui nous a permis de travailler ensemble sur une précédente exposition sur le thème des réseaux d’évasion et de renseignements pendant la 2ème guerre mondiale où l’on voit que les personnes qui sont restées ont résisté aussi de l’intérieur,prenant des risques pour s’engager dans des missions de renseignements délicates.
En tant que fille d’exilées républicains espagnols (de la retirada du Perthus en 1939) et habitante de Couflens-Salau, c’est avec beaucoup d’émotion que je me retrouve ici, à Alos d’Isil avec vous. Depuis mon enfance, mes pas m’ont mené régulièrement vers ces montagnes, vers ces villages où mon père avait beaucoup d’amis et nous venions régulièrement à la Festa Major. Cela montre que cette frontière administrative, qui n’en est pas une pour nous habitants des deux versants, porte l’empreinte et la mémoire de tous ces exilés, de leur fatigue, de leur souffrance, de leurs espoirs. Aujourd’hui, depuis plus de 20 ans, nous nous retrouvons au Port de Salau le premier dimanche d’août pour célébrer l’amitié occitano-catalane. C’est l’occasion de rappeler les liens très forts qui nous unissent, par la proximité linguistique de l’occitan et du catalan ; c’est aussi l’occasion de rappeler les moments douloureux que nous avons vécu les uns et les autres.
Aujourd’hui une page se tourne, mais il ne faut pas oublier et témoigner. Il nous faut renforcer les liens et faire en sorte que ces drames ne se reproduisent plus, afin de laisser un monde en paix aux générations qui suivent.
Merci à tous. Moltes gracies de la vostre presencia i amistat.
Annie Rieu
Il y a des périodes où passer la frontière n’est plus une nécessité économique, où une distraction, mais devient une urgence. C’est ce qui est arrivé à plusieurs familles d’Alos d’Isil et d’autres villages qui ont fui les exactions franquistes, laissant tout derrière elles, de la famille, des voisins, des troupeaux, des prés, des granges, durement acquis au cours des générations. Ces familles ont tout laissé avec l’espoir d’un retour, mais hélas les circonstances ont fait qu’elles ne sont jamais revenues définitivement dans leurs lieux de naissance, de vie. Après bien des périples, elles se sont fixées en Ariège, à Toulouse et reviennent aux périodes estivales pour retrouver leurs racines..
C’est ce que nous dit cette superbe exposition réalisée par deux précieuses personnes Ignasi Ros et Noemi Riudor, compétents et passionnés et c’est cette passion commune qui nous a permis de travailler ensemble sur une précédente exposition sur le thème des réseaux d’évasion et de renseignements pendant la 2ème guerre mondiale où l’on voit que les personnes qui sont restées ont résisté aussi de l’intérieur,prenant des risques pour s’engager dans des missions de renseignements délicates.
En tant que fille d’exilées républicains espagnols (de la retirada du Perthus en 1939) et habitante de Couflens-Salau, c’est avec beaucoup d’émotion que je me retrouve ici, à Alos d’Isil avec vous. Depuis mon enfance, mes pas m’ont mené régulièrement vers ces montagnes, vers ces villages où mon père avait beaucoup d’amis et nous venions régulièrement à la Festa Major. Cela montre que cette frontière administrative, qui n’en est pas une pour nous habitants des deux versants, porte l’empreinte et la mémoire de tous ces exilés, de leur fatigue, de leur souffrance, de leurs espoirs. Aujourd’hui, depuis plus de 20 ans, nous nous retrouvons au Port de Salau le premier dimanche d’août pour célébrer l’amitié occitano-catalane. C’est l’occasion de rappeler les liens très forts qui nous unissent, par la proximité linguistique de l’occitan et du catalan ; c’est aussi l’occasion de rappeler les moments douloureux que nous avons vécu les uns et les autres.
Aujourd’hui une page se tourne, mais il ne faut pas oublier et témoigner. Il nous faut renforcer les liens et faire en sorte que ces drames ne se reproduisent plus, afin de laisser un monde en paix aux générations qui suivent.
Merci à tous. Moltes gracies de la vostre presencia i amistat.
Annie Rieu
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